Chaque année, des dizaines de milliers de Belges et de Français partent en Turquie pour des soins dentaires. La grande majorité reviennent satisfaits, mais certaines expériences tournent mal. Voici, sans langue de bois, ce qui fait la différence.
Les vrais risques des soins dentaires à l’étranger
Le risque principal n’est pas le pays, mais la façon dont le traitement est conduit. Les problèmes rapportés par des patients revenus de l’étranger ont presque toujours les mêmes causes :
- Des traitements trop agressifs : des dents saines limées pour poser des couronnes alors que des facettes, ou rien du tout, auraient suffi.
- Des délais trop courts : des implants chargés avec des couronnes définitives en une seule semaine, sans laisser à l’os le temps de cicatriser.
- Un manque de transparence : marque des implants inconnue, devis qui change une fois sur place.
- L’absence de suivi : plus personne ne répond une fois le patient rentré.
À retenir : un bon traitement en Turquie ressemble à un bon traitement en Belgique. Mêmes étapes, mêmes délais de cicatrisation, mêmes matériaux. Seul le prix change.
Les signaux d’alerte
- On vous propose 20 couronnes sans avoir vu de radio.
- On vous promet des implants définitifs en un seul séjour de quelques jours.
- Le prix est très inférieur à celui de toutes les autres cliniques.
- Personne ne peut vous dire quelle marque d’implant sera posée.
- On vous presse de réserver avec une « offre limitée ».
8 questions à poser avant de choisir votre clinique
- Quelle marque d’implant ou de céramique sera utilisée, et vais-je recevoir la carte d’implant ?
- Le devis est-il détaillé dent par dent, et peut-il changer sur place ? Dans quels cas ?
- Pourquoi des couronnes plutôt que des facettes (ou l’inverse) dans mon cas ?
- Combien de séjours sont nécessaires, et pourquoi ?
- Qui va me soigner, et depuis combien d’années exerce-t-il ?
- Y aura-t-il quelqu’un pour traduire pendant les consultations ?
- Que se passe-t-il si j’ai un problème une fois rentré ?
- Quelles garanties sont prévues, et sont-elles écrites ?
Chez Smylea, les réponses à ces questions figurent sur votre devis ou vous sont données par écrit par votre coordinatrice, avant que vous ne preniez votre billet d’avion.
Après le retour chez vous
Prévenez votre dentiste habituel de votre projet : il pourra assurer les contrôles de routine. Conservez votre compte rendu de traitement, vos radios et vos cartes d’implant. Et gardez le contact avec la clinique : une gêne signalée tôt se règle en général simplement.
Côté remboursement, la Turquie ne fait pas partie de l’Union européenne. En Belgique, les couronnes, facettes et implants ne sont de toute façon en principe pas remboursés par l’INAMI ; une assurance dentaire complémentaire peut en couvrir une partie sur facture détaillée, selon votre contrat. Renseignez-vous auprès de votre mutualité ou de votre assureur avant de partir.
Pour aller plus loin : Implant dentaire, Turquie ou Belgique ? et le déroulé d’un séjour Smylea.